Ce que la pente change vraiment
Dans une salle plate, chaque rang voit par-dessus le précédent grâce à une différence de hauteur de quelques centimètres seulement. Passé une douzaine de rangs, cela ne suffit plus : les derniers voient des nuques et lisent mal l'écran. C'est le seul argument qui compte, et il est mécanique.
Une estrade corrige la moitié du problème. Une scène de soixante centimètres rend l'intervenant visible de partout, mais l'écran reste bas et une diapositive dense devient illisible depuis le fond. Si votre programme repose sur des présentations chargées, la pente n'est pas une préférence.
L'autre effet de la pente est acoustique. Un auditorium est traité pour la parole : réverbération courte, sonorisation calibrée pour la salle. Un plateau nu de six mètres sous plafond résonne, et une prise de parole sans traitement du son y devient inaudible au dernier rang.
Le prix de la modularité
Les sièges d'un auditorium sont fixes. On n'y déjeune pas, on n'y installe pas d'ateliers, on n'y fait pas de cocktail. Tout ce qui n'est pas l'écoute se passe ailleurs, dans le foyer, et un auditorium sans foyer dimensionné envoie vos participants sur le trottoir.
Une salle plate fait l'inverse : plénière le matin, tables rondes à midi, cocktail le soir, dans le même espace. Le coût de cette souplesse, ce sont les temps de remise en place, une heure au minimum entre deux configurations, et la location du matériel que l'auditorium fournissait d'origine.
| Auditorium | Salle plate | |
|---|---|---|
| Visibilité au-delà de 12 rangs | Acquise | À corriger par une estrade |
| Sonorisation | Intégrée et calibrée | À louer et à dimensionner |
| Régie | Sur place, souvent imposée | À apporter |
| Déjeuner et cocktail | Dans un foyer séparé | Dans la même salle |
| Ateliers en sous-groupes | Salles annexes nécessaires | Recloisonnement possible |
| Temps de montage | Court, tout est là | Long, tout est à installer |
Le seuil où la question se tranche
En dessous de cent personnes, une salle plate suffit presque toujours et coûte moins cher. Entre cent et deux cents, cela dépend du programme : une succession de prises de parole appelle l'auditorium, une journée qui alterne les formats appelle la salle plate. Au-delà de deux cents, l'auditorium s'impose sauf si vous acceptez d'investir dans une scène et une régie apportées, ce qui coûte souvent plus cher que la différence de location.
Un cas particulier mérite d'être connu : les cinémas et les théâtres privatisables. Ce sont des auditoriums au rapport qualité-prix imbattable, avec un écran, une acoustique et des fauteuils que personne n'a besoin d'installer. Leur limite est la disponibilité, en journée seulement pour les théâtres en exploitation, et l'absence presque totale d'espace annexe.
Dans notre catalogue
Sur 169 lieux, 117 sont de vrais auditoriums, avec pente ou gradins, et 52 sont des salles plates ou modulables. Les auditoriums vont de 70 à 5 700 places.
106 de ces auditoriums disposent en plus de salles annexes : c'est le critère à regarder si votre journée ne se limite pas à la plénière.
Questions fréquentes
À partir de combien de personnes faut-il renoncer à une salle plate ?
Au-delà d'une douzaine de rangs, soit environ deux cents personnes. On peut passer outre avec une scène de 60 cm et un écran haut placé, mais le coût de la scène et de la sonorisation efface une bonne part de l'économie réalisée sur la location.
Peut-on faire un cocktail dans un auditorium ?
Pas dans la salle, les sièges sont fixes et la nourriture y est généralement interdite. Il faut un foyer ou un salon attenant, dimensionné pour la jauge : comptez un mètre carré par personne debout.